Faire de ma vie une poésie

Je suis lasse, je n’ai plus de recul, je suis triste (parfois) et surtout très fatiguée. L’accumulation m’a fait heurter un rocher pour ensuite m’amener au fond. Mais quand on touche le fond, en théorie, on remonte ? Alors je remonte, vite, très vite, car je n’ai ni l’envie, ni le droit de me noyer.

2015 a été compliquée, somme toute 2016 est complètement folle, et ça se ressent jusque dans le regard de chacun, dans les discussions autour d’un café, sur la route ; l’inquiétude (face aux actualités), l’agacement, la fatigue, la rivalité, l’hypocrisie, l’incivisme (et pas que chez les jeunes), l’agressivité, mais surtout l’égoïsme.

J’ai réellement constaté que plus personne n’écoute personne. Peut-être ont ‘ils trop de choses en tête pour se pencher sur quelqu’un d’autre ? Mouhai, un peu de mal à y croire et je l’admets, c’est quelque chose qui m’agace…beaucoup.

Bref, de mon côté je ne me ménage pas plus, du matin au soir c’est une course infernale. Ai-je vraiment le choix ? Oui et non. Travaillant loin de chez moi, c’est vrai que combiner trois modes de transport me stresse pas mal. Le tic tac dans ma tête me rappelle sans cesse celui d’Alice au pays des merveilles. Ne pas être en retard, ni au travail, ni à l’école, mais ça, c’est légitime n’est-ce pas ?!

Par contre, il me devient impératif lâcher du lest sur le reste si je veux flotter à nouveau. Je me mets une pression monstre pour tout. Les bains, les repas, les couchers, notre santé, le sport, les courses, le ménage, mon entourage, l’organisation, les changements, la lecture, l’écriture, l’illustration, la photo, le blog…STOOOPPP…c’est bien trop pour ma petite tête. Il me faut bien doser ce bouillon si je le souhaite goûtu.

J’ai donc pris conscience que je souhaitais par-dessus tout, faire de ma vie une poésie, mais honnêtement, je m’y suis mal prise. Je veux continuer à vivre de jolies choses, à les apprécier, à transformer tout en jolies choses afin de les capturer. M’accomplir artistiquement me semble vital également et tellement épanouissant. Alors, je lâche du lest…

Ce blog me tient tellement à cœur que je voudrais en faire quelque chose qui me ressemble rapidement. Alors je m’égare, parfois, et suis impatiente, toujours. Mais surtout, j’ai la trouille. La trouille de faire fausse route, la trouille des autres et leurs jugements, la trouille de ne pas réussir. Je ne parle évidement pas de devenir blogueuse pro, ce n’est pas du tout ce que je vise, je parle juste de m’accomplir et m’épanouir davantage. Alors je lâche du lest…

…Parce qu’il est temps de m’en foutre et de continuer le poème qui m’entoure.

Ma fille et l’Amoureux sont les deux protagonistes de ce poème, à moi de les rendre heureux.

Faire de sa vie une poésie

Faire de sa vie une poésie

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Faire de sa vie une poésie

Faire de sa vie une poésie

Faire de sa vie une poésie